mercredi 4 juillet 2012

Journal de France : un Journal d'amour.

Quelle est la plus belle déclaration d'amour ? Dans le cas de Raymond Depardon et de sa femme Claudine Nougaret, leur plus beau témoignage d'amour est un film :

Journal de France, en salle depuis le 13 juin 2012.




Mélange de scènes du quotidien du photographe, d'archives de ses reportages et de sa rencontre avec Claudine Nougaret.

Depardon traverse la France en camionnette, pose sa chambre et attend la bonne photo ; des vieilles enseignes, des vieux magasins, des portraits de notre France au ralenti.
Ces moments sont entrecoupés d'archives de ses reportages, troublants, pertinents. Son talent explose, on voit l'homme qui a percé, son courage. On y voit des extraits de ses films :  les mercenaires belges au Biafra, Françoise Claustre emprisonnée par les rebelles au Tibesti, La campagne de Giscard, le tribunal de Paris (10ème chambre), le quotidien de la police (Faits divers), les urgences psychiatriques (Urgences).
Il nous montre tous ses combats, ses passions et surtout sa rencontre avec sa femme, qui fut son ingénieur du son sur tous ses films depuis 1987.

Ce film est un témoignage de leur amour, du combat de Claudine Nougaret après qu'elle a été diagnostiquée d'un cancer et que les médecins lui ont donné six mois à vivre. Ce film lui a donné la force de vivre.
Ce film nous donne la force de se battre pour ce que l'on croit, de ne pas abandonner ses rêves, de réussir et surtout d'aimer.
A voir sans tarder.

vendredi 3 février 2012

Le cinéma muet : nouveau lien franco-américain ?


Dimanche 29 janvier 2012 :
Sur l’écran un film burlesque « La jeune fille au carton à chapeau », de Boris Barnet, tourné en 1927, sur scène un quartet de jazz fondé par le clarinettiste Sylvain Kassap, qui ponctue l’action du film de sa musique : une projection comme au bon vieux temps du cinéma muet.

C’est l’histoire d’une jeune fille, Natacha, qui vit avec son grand-père et aide un jeune homme sans le sou qu’elle rencontre à Moscou. Ce film était en fait une commande faite par le gouvernement pour promouvoir les achats des bons d’emprunt à l’état. Un film léger, qui diffère des films soviétiques de cette époque.

On se laisse volontiers emporté par la présence pétillante des acteurs, le côté chaplinesque, et la virtuosité des musiciens live. Est-ce que le cinéma muet fait son grand retour ?

Il est difficile aujourd’hui d’évoquer le cinéma muet sans parler de « The Artist », qui cartonne aux Etats-Unis, et dont on nous rabâche les oreilles et les yeux à longueur de journée à coup d’articles de presse et autres, sur sa présence aux Oscars.

Les américains en sont fous, enfin selon la grande machinerie des Oscars et Hollywood, qui ne sont en fait qu’une représentation infime de la population. On nous vend du rêve hollywoodien. On est fière de la France et de ses frenchies. Pourquoi pas ?

Enfin tant qu’on est diverti, le monde autour de nous peut s’écrouler.

Madame Komen, grande donatrice pour la recherche contre le cancer du sein, a été pressé  par le Tea party, d’arrêter la subvention des plannings familiaux. On cherche encore une cure pour le cancer, mais on ne subventionne pas les autres services du planning qui donne le choix à une femme en ce qui concerne sa contraception ou l’avortement.

Les droits de la femme sont amenuisés mais si Hollywood aime le cinéma français, alors, tout va bien.

Ce n’est pas que je considère que les deux propos aient réellement un lien. Je souhaitais juste souligner l’hypocrisie générale face à notre rapport d’amour et de haine avec les Etats-Unis. On est content en France quand il nous aime, mais on les déteste tout autant car ils sont les créateurs de la pluie et du beau temps sur le plan géopolitique. On oscille entre la puissance de feu et la puissance du dollar bill.

Quand un pays est en bataille constante quant à oui ou non réduire les droits d’une femme sur ce qu’elle fait avec son corps. Et bien leur avis sur le cinéma français m’est bien égal.

On est encore loin de la chute de la suprématie impérialiste des Etats-Unis.

lundi 9 janvier 2012

Quand Aicha Kadhafi veut faire son Aliyah

Khadafi aurait une ascendance judaïque.


Aïcha, l'unique fille biologique du Colonel Mouammar Kadhafi, qui vit aujourd'hui, avec sa mère ainsi que deux de ses frères, en Algérie demande l'exil, sous le prétexte de l'Aliyah, à Israël -L'Aliyah est la loi du retour vers la terre d'origine.






Après le suspense, où elle devait s'installer à Caracas au Venezuela, où elle pouvait donc obtenir l'asile politique, grâce notamment aux liens que son père entretenait avec son ami Chavez. Le Colonel Kadhafi y aurait investit quelques milliards de dollars dans les services et l'énergie - Au Vénézuela, l'asile politique peut s'obtenir simplement avec la capacité d'avoir sa propre chaîne de télévision.


Finalement, son choix se serait porté sur Israël. Elle invoque le fait que la grand-mère de feu son père était juive avant de se convertir à l'Islam pour fuir son premier mari et épouser un Cheikh lybien. Kadhafi nous aurait bien caché ses origines. 


Est-ce que la tolérance de l'Algérie concernant la présence d'Aïcha Kadhafi sur ses terres aurait pris fin ? Il semblerait qu'à la suite de ses propos qui appelait au soulèvement pour venger la mort de son père et renier le pouvoir du gouvernement mis en place par l'OTAN, elle aurait embarrassé le ministère des affaires étrangères d'Algérie, qui eux craignent une dissension avec leur voisins libyens, dont ils essayent de se rapprocher.


Alors, Aïcha Kadhafi ne serait plus le bienvenue nulle part, l'un de ses recours serait alors de jouer la carte de sa judéité et la loi du retour pour pouvoir s'installer en Israël. Elle a donc mandaté Nick Kaufman, ancien procureur au sein du ministère de la Justice à Tel Aviv, pour sa demande de nationalité israélienne.


Le suspense reste entier, quelle va être la réaction d'Israël ? 
Vous avez dit ironie.



mardi 29 novembre 2011

Le G-shot ou comment relancer des polémiques sur l'existence du point G

Aujourd'hui, il est possible d'augmenter le plaisir sexuel de la femme par un procédé chirurgical appelé le G-shot.
Le G-shot est une injection de collagène qui rehausse de manière temporaire le point G.


Alors pour on contre?






D'abord rappelons quelques faits.
- Ca commence avec Freud qui soutenait que l'orgasme clitoridien était infantile, et qu'il devenait mature quand il était vaginale. (une manière de décomplexer les hommes qui ne parvenaient pas à donner d'orgasmes à leur concubines, et de dire aux femmes qui n'en avaient pas, qu'elles avaient un plaisir infantile si leur plaisir était clitoridien).


- Ensuite est venue Sheer Hite qui publie le rapport Hite en 1976. Après avoir étudié plus de milles cas de femmes dont elles a reçu le témoignage ; elle en a déduit que les femmes pouvaient se satisfaire seule, par la masturbation et qu'elles restaient insatisfaites lors des rapports avec un homme. (Ici les hommes en prennent pour leur grade, ils sont incapables de satisfaire les femmes lors du coït).


Alors d'un côté on a Freud qui tentent alors de rassurer les hommes sur leur prouesse sexuelle, si votre femme ne jouit pas, ce n'est pas de votre faute, elle n'a pas encore atteinte, une maturité dans son orgasme, elle est encore au stade puéril, touche-pipi. Et d'un autre on a l’émasculation des hommes, vous ne pouvez pas satisfaire une femme, d'ailleurs elles le font très bien toute seule, l'autoérotisme à son paroxysme.


Et puis vient se mêler le "point G", alors là on a le complexe clitoro-urétro-vaginal. 
Les hommes reprennent du courage, car là il existe une troisième option qui donne encore plus de chance aux hommes de nous satisfaire. 
Selon un spécialiste italien, le professeur Jannini, le point G serait la prolongation du clitoris à l'intérieur du vagin. Le clitoris externe ne serait alors que la partie visible de l'iceberg ?


Suite à cette possibilité du point G, certains chirurgiens en profitent et surfent sur la vague.
Et là, on dépasse les sex toys et autre machines à donner du plaisir. En un petit coup de seringue de collagène on gonfle le point G, même si son existence n'a pas été prouvé scientifiquement, le chirurgien lui, n'a aucun mal à le trouver. (peut être qu'il suffirait de coucher avec ce chirurgien et ainsi éviter une quelconque aiguille de s'intégrer dans cette zone si sensible, puisqu'il sait si bien où il est).


Cette intervention prend des tournures impressionnantes chez nos concitoyennes américaines et anglaises, toujours avant-gardistes, et pas toujours dans le bon sens. Par exemple, je n'ai aucunement envie de me faire javelliser le trou de balle (et pourtant très tendance aux USA).


Alors après les soirées tupperware, il y eu les soirées botox, où une personne se déplace à domicile et injecte chaque petite ridule de vous et vos copines ( je crois qu'il font un prix de gros). Et bien maintenant, on a les soirée G-shot, ne me demandez pas comment ça se passe, je n'en ai aucune idée. L'idée de me retrouver cul-nu, les jambes écartées, à espérer que le docteur trouve mon point G vite, et y injecte du collagène à l'aide d'une seringue de 8 cm, devant une assemblée de copines ébahies, très peu pour moi. J'imagine qu'en plus on doit échanger nos expériences respectives après avoir partagé le même fauteuil, le même docteur...


J'imagine les conversations, mon mec l'a trouvé direct - vu que maintenant plus besoin d'une loupe pour le trouver, il est gonflé par le collagène - et là il m'a pris dans cette position et alors que d'habitude je n'ai aucun plaisir, là c'était comment dire, le pied !!!!!!


En voilà une nouvelle tendance, y succomberez-vous ?

Pourquoi j'ai adoré Polisse

Quand je suis allée voir Polisse, je ne voulais m'attendre à rien. D'autre films m'ont appris à ne point trop s'enthousiasmer pour éviter la déception.
Et bien là, ce fut tout le contraire.




C'est un film divertissant, touchant, on passe du rire aux larmes d'une seconde à l'autre. Ce sont des tranches de vie qui n'ont pas la prétention de régler la misère dans le monde, si ce n'est de poser un regard sur ce monde, où tout n'est pas joie et innocence (bon ça, on s'en doutait un peu).

Un film qui ouvre les yeux sur la dimension humaine dont peut faire preuve la police, c'est sûr, la brigade des mineurs n'a pas la plus mauvaise presse, mais disons que Maïwenn montre un côté humain qui nous échappe en grande partie.
C'est vrai qu'il faut être courageux pour affronter la misère quotidienne, avoir de l'empathie, maintenir de la distance malgré la douleur.

Tous les situations possibles et imaginables sont traitées, sans détours, sans s'attarder. Les acteurs sont incroyables, je m'incline plus particulièrement devant Marina foïs et Karin Viard, dont la scène finale est prenante, elle vous donne des frissons.

Je trouve que Maïwenn a su traiter un sujet délicat avec beaucoup de subtilité. Il se dégage d'elle une tristesse constante, au-delà de sa prestation d'acteur. C'est peut-être cette même tristesse qui lui a permise de montrer tous ces personnages avec précision, d'un oeil aguerri qui lui confère une vision aiguisée sur les comportements humains.

Pour moi, Polisse est un film qui ne laisse certainement pas indifférent, et qui m'a apportée un petit plus dans ma vision de la vie. J'envie son écriture perspicace, j'envie son ingéniosité dans la direction des acteurs. On a envie d'être dans chaque moment du film, d'y participer, d'être avec eux, dans la joie et dans la douleur, pour le meilleur et pour le pire.




mardi 15 novembre 2011

C'est Nowel, le nowel de tous les Poutines

Dimanche 13 novembre 2011,



Ça y est, c'est noël. En tous cas, ça l'est sur les grands boulevards, les grands magasins brillent de mille feux. Les vitrines sont en place, au "Printemps", "Chanel" est à l'honneur, des petites poupées, déguisées en hôtesses de l'air et stewards tournoient autour d'un avion siglé "Chanel", deux petites poupées mâle et femelle se roulent une pelle sur le dessus de l'avion.
Plus loin, dans une autre vitrine, une dizaine de Karl Lagerfeld miniatures, tous azimuts, se multiplient dans des tâches diverses, photographe, chef d'orchestre, cireur de pompes, en haut de la tour Eiffel, tels de petits elfes prêts à affronter le travail de Titan qui attendent ces chers bestiaux aux heures de noël. C'est un peu effrayant.

Alors moi, j'ai une petite proposition à faire. Pour l'année prochaine en toute cohérence, je ferais la même vitrine mais avec Vladimir Poutine.

Poutine à la chasse.
Poutine fait du cheval torse-nu
Poutine fait un câlin à un chien
Poutine fait de la formule 1
Poutine chante
Poutine joue du piano
Poutine fait du judo
Poutine sauve un tigre
Poutine fait des injections de Botox....


Il vient même d'avoir un prix Nobel de la paix chinois.


Ha ! (soupir) Quel homme !

















jeudi 10 novembre 2011

La pub cible les blondes peroxydées

Une pub dans le métro - que je ne souhaite pas nommer pour ne pas lui faire une quelconque presse tellement l'image qu'elle véhicule m'agace - représente quatre blondes peroxydées en train de se "chercher les poux".
On a l'impression d'être face à la régression passive de nos chers homo sapiens sapiens, en de vulgaires chimpanzés. Ne vous méprenez pas, je trouve nos cousins babouins et autres singes, fort sympathiques.



On nous propose avec cette pub un site internet pour vendre et acheter de la mode de luxe.

Quand je regarde cette image : deux émotions me traversent, d'abord je reste dubitative et rapidement l'irritation succède au quoi. Quel message veut-on me faire passer ? Qu'est-ce qu'on essaye de me vendre ?

Quand les femmes se retrouvent pour faire du shopping entre elles :
a) Elles frottent les cheveux de leurs copines ?
b) Font une bataille de coussin ?
c) Elles se décoiffent et elles en rigolent ?

Ha ! que les femmes sont simples, un rien les amusent, des chaussures, une décoloration, une copine ou trois, allez soyons fous, elles aussi décolorées, et qu'est-ce qu'on s'amuse !

Essaye-t'on de titiller l'homme avec quelques blondes qui font une bataille de coussin (fantasme probablement universel) ? Alors s'il en est la cible, dois-je demander à l'homme d'acquérir ma prochaine paire de "Louboutin" ? Ou peut-être aussi, cherche-t'on à laisser s'exprimer ma part de masculinité qui serait alors immédiatement sous le charme de ces quatre blondes ? Ou peut-être on veut faire travailler mon imagination et installer de nouveaux concepts de sorties entre filles : "ce serait tellement chouette si avec mes copines on se faisait une petite séance de shopping et "cherchage" de poux ou crêpage de chignon".

Les créa pensaient peut-être que je m'identifierais instantanément à ces jeunes femmes rigolardes. Déjà j'appelle à la discrimination, je suis brune et donc non-reprensentée sur l'affiche, faudrait-il faire une loi pour la parité blonde-brune ? Et ouais mec ! Lio l'a dit les brunes comptent pas pour des prunes. Mais en vrai, cette petite guéguerre blonde-brune, me passe bien au-dessus. Ce que je décris c'est l'image habituelle de la femme qu'on essaye de vendre. Une blonde sans esprit qui s'amuse d'un rien.
Argh ! C'est dure à avaler.

Petite question aux communiquants publicitaires : A quelle occasion vous-a-t'il été donné de voir quatre copines qui partageaient un moment tel que celui-là ? ok, on peut me répondre, c'est de la pub, on vend du rêve.
Alors primo, quand je suis avec mes copines, on ne se décoiffe pas, d'ailleurs on se touche rarement la crinière ; honnêtement, la copine qui fait ça, elle passe direct au grill, non mais elle va pas me décoiffer celle-là ! On en arriverait direct au pugilat, donc déjà c'est pas viable comme concept, il y aurait beaucoup trop de blessés.
Aucune fille indépendamment de sa couleur de cheveux n'a envie d'être décoiffée par ses copines.
Car comme toutes les femmes, il n'y a qu'un seul endroit où j'accepte d'être décoiffée, et sincèrement, je pense que c'est très peu probable que ça se passe avec une de mes copines.
Déjà on passe pour le rêve.

Secondo, si mes copines s'avéraient avoir des poux, je les expédierais sans tact - retour chez elles. Jamais je n'aiderais une copine, aussi chère qu'elle soit, à se dépouiller la tête. A moins qu'une dimension beaucoup plus subtile ne se dégage de cette image : dépouillez vos copines, elles ont trop de vêtements, trop d'argent...

A savoir aussi, que plus en plus de femmes font du shopping seules, plus de mobilité, pas obligée de s'extasier sur les choix vestimentaires douteux d'une copine (ben oui chacun ses goûts), ou d'attendre qu'elle ait essayé ses 20 pantalons, 15 robes et 30 tops. Moi c'est un moment que je préfère solo, pas de boulet, rapidité et efficacité.

Je me branche sur le site, et alors-là que vois-je, des blondes, partout, c'est une invasion. (sans commentaire)

Alors si le rêve c'est d'être une blondasse (désolée mesdames les jolies blondes aux cheveux dorés), entourée de trois de mes clones (elles se ressemblent comme quatre gouttes d'eau: ha encore un fantasme masculin : des quadruplés blondes à forte poitrine), et que nos passe-temps c'est le crêpage de chignon en se marrant, je sors mon joker.

mardi 8 novembre 2011

Les Intouchables : Attention, placement de produits Galvaudés


Les Intouchables, film sorti en salle le 2 novembre 2011, d' Eric Toledano et Olivier Nakache ; avec François Cluzet et Omar Sy.



Après avoir lu les critiques dithyrambiques de la presse sur ce film, qui disait que chaque fin de séance se terminait par une ovation, je me suis dit: "ça c'est un film que je ne veux pas rater, une bonne comédie française, j'ai hâte de voir ça".
La poudre aux yeux, j'avais hâte de bien rire.

Alors oui c'est vrai, le film commence plutôt bien, on rit avec plaisir à plusieurs reprises dans les premières 45 minutes du film, ha une bonne comédie, enfin ! on y croit. Mais ça se gâte et il reste une heure.

D'un côté on nous vend un personnage de télévision et d'un autre, les attendues jérémiades. Ha ça ratisse large ! 
Ce rouleau compresseur médiatique ne passera pas sur moi ! Je trouve vite fatiguant le battage autour des stars populaires du petit écran.

Les gens s'esclaffent à peine Omar Sy apparaît à l'écran, 
"ai-je loupé une subtilité du film ? J'ai peut-être mal compris". L'influence de la popularité et le succès du SAV des émissions qui donne cette dimension comique au personnage n'y sont peut être pas pour rien. On rit parce qu'on sait qu'il est drôle.  
Et en ça je ne critique pas sa prestation, il est assez bon, en tous cas égal à lui -même, il est bien dans le stéréotype de son rôle. 

Il faut être honnête, la prestation des acteurs est bonne ; François Cluzet est même excellent. Enfin il n'a pas attendu ce film pour être bon acteur.

Sous couvert d'être basé sur des faits réels, le film utilise toutes les ficelles et recettes des bons sentiments. Une petite cuillerée de tendresse, une amitié entre un noir (pauvre) et un blanc (riche) ; une petite pincée d'apitoiement sur la banlieue, une petite larme pour les gens qui travaillent et qui rentrent chez eux alors qu'il fait déjà nuit, comme tout le monde.
Le ton pleurnichard devient rapidement énervant.

Et oui comme la majorité des gens, je travaille et moi aussi quand je rentre le soir, le soleil a déjà pris la poudre d'escampette. J'en ai marre, comme beaucoup de gens, de l'image victimisante et systématique de la banlieue.

C'est une belle histoire, malheureusement les réalisateurs ou scénaristes n'ont pas résister aux grosses ficelles galvaudées. L'histoire de ces deux hommes perd toute sa dimension humaine.
Ca aurait pu être un très bon film.

samedi 5 novembre 2011

De la perversité ignorée


Rempli d’une jeunesse orgueilleuse, tu veux feindre la vie et la remplir de mensonges.
En ignorant la réification de ton désir et de ton rejet, tu envahis mes songes.
Es-tu si fragile ou si méchant ? Que ton souhait de m’évincer est plus fort,
Que tu transpires abondamment le désir de me mépriser encore,
Bourreau ! Tu maintiens l’espoir et la continuité d’un amour inexistant.
L’économie d’un verbe ne saurait justifier ton égoïsme cinglant.
Te crois-tu innocent ?
Entends-tu dans ces quelques vers, la possibilité d’éradiquer le passé ?
J’ai besoin d’un pansement, pour l’aplanir et aller de l’avant.
Peut-être l’ignores-tu ? Je mérite du respect,
Je ne suis point un objet mais une reine de beauté.

mardi 1 novembre 2011

Les zombies envahissent Paris

Dimanche 23 Octobre 2011,



Rue Saint-Martin, un défilé se prépare, des images d'horreur vont défiler devant les yeux des badauds. Les zombies ont attaqué Paris. Le sang gicle, les yeux tombent, littéralement, il est bon pendant ces quelques heures de crier, de geindre en groupe, de faire peur aux passants, de faire des têtes de mort, d'être un ZOMBIE.
Les Z., nous ne saurons plus prononcer leur nom, jouent le jeu pour les nombreux photographes, c'est amusant, il y en a même qui sont venus en famille. Romero n'a qu'à bien se tenir.
A vous d'en juger :

http://heemawati.tumblr.com/post/12198833211/la-zombie-walk-paris-23-octobre-2011
http://heemawati.tumblr.com/post/12199243404/la-zombie-walk-part-2

lundi 31 octobre 2011

Ma rencontre avec Amma

Un message d'espoir dans un monde de brut.

J'étais curieuse d'en savoir un peu plus sur Amma (la mère en sanscrit) ; originaire du Kerala, Mata Amritanandamayi Devi, de son vrai nom, est tout d'abord une bienfaiseuse. Amma est une mahatma qui parcourt le monde pour faire partager son message de paix et d'amour en prenant les gens dans ses bras lors du darshan, où on reçoit sa bénédiction.
Elle a reçu différentes distinctions entre autre par l'ONU et l'Université de Buffalo qui lui a octroyé un doctorat en lettres humaines, elle est reconnu pour ses actions dans le monde en faveur de la paix et dans son soutien pour les plus démunis, notamment en Inde,  où ses oeuvres caritatives aide à construire des logements.


Embracing the world:
Elle était à Cergy-Pontoise du 24 au 26 Octobre 2011. Alors J'ai pris mon appareil photo et mon culot et grâce à un ami très cher, j'ai obtenu une accréditation presse et une autorisation très spéciale pour prendre des photos pendant le puja (cérémonie religieuse hindou).

D'abord on enlève ses chaussures, après avoir reçu un ticket pour passer au darshan. Lors de cette cérémonie, elle transmet son message en malayalam (sa langue natale) qui est ensuite traduit en français par une femme assise à côté d'elle et en anglais sur les écrans. Son message est beau et philosophiquement intéressant, mais je ne peux pas complètement adhérer au côté religieux et au fanatisme des gens présents.

Ensuite on trouve une immense salle à manger où vous pouvez choisir entre des thalis, des baji, des pakoras, des dosas masala ou encore des pizzas, des crêpes, des salades... il y en a pour tous les goûts, c'est bon et c'est bio. D'ailleurs tout est écologiquement amical (comme disent nos voisins anglo-saxons) même les toilettes (et oui recyclage aussi), ce à quoi je dis bravo.



Il y a des milliers de personnes, de la musique dévotionnelle, européenne, et une estrade ou Amma et ses volontaires font passer tous les gens qui veulent être pris dans ses bras. C'est une entreprise minutieuse, la queue est longue, les gens peuvent attendre leur tour la nuit entière, puisque c'est par ordre alphabétique et que les 26 lettres de l'alphabet sont utilisées en plus de chiffres, à 4H30 du matin ils en étaient à la lettre W.

J'ai voulu tenté l'expérience, savoir ce que c'était, comprendre pourquoi tant de gens se déplacent et attendent leur tour pour ces quelques secondes dans ses bras.
On vous essuie le front, on est à genou, on vous écarte les cheveux du visage, on lui donne des offrandes, et...
Elle vous prend dans ses bras et vous murmure un message dans le creux de l'oreille. Et je dois dire, je ne sais pas si c'était l'excitation, la vitesse à laquelle ça se passe, mais après cette étreinte, j'étais un peu sur un petit nuage, comme stone, dans l'ivresse du moment.

Cette femme est douce, souriante et je pense que quand une personne étreint autant de gens (environ 20.000 personnes pendant ces trois jours), elle est quand même bien généreuse.
d'ailleurs pendant que je prenais mes photos, elle m'a longuement souri, mais au moment où j'essayais de la prendre elle en photo, elle détournait le regard comme par une sorte de timidité, mais elle est puissante et je comprends d'une certaine manière pourquoi autant de gens veulent vivre cette expérience.

Alors pourquoi un tel engouement?

L'être humain est un croyant. Croire en dieu ou croire qu'il n'existe pas est croire. Les hommes que nous sommes, ont la foi en l'optimisme, en la vie, en une divinité, peu importe. Cela donne un sens à notre vie ? Renforce notre confiance ?
C'est la possibilité d'imaginer, de penser que quelqu'un puisse diminuer nos souffrances, amoindrir la sensation de solitude, de douleur. Et c'est ce message qu'elle transmet. Par son intérêt même de quelques secondes, elle donne espoir aux gens, espoir que ça ira mieux. N'est-ce pas déjà un pas en avant vers un mieux-être ? Au moins pendant quelques heures.



Je regrette qu'une seule chose ; je ne citerai pas de noms, mais quand on vient dans un sanctuaire de charité, de générosité et d'humilité supposée, m'sieurs, dames, et surtout mesdames, les soi-disant VIP, merci de laisser votre ego à la porte, il n'a aucune place au milieu de tout ça. Et il serait tellement bon l'espace de quelques heures de ne pas subir ce genre d'attitude. 

mercredi 19 octobre 2011

Somebody's watching you

Une nouvelle appli sur facebook joue sur les peurs actuelles de la circulation de nos informations privées sur le net.



Avec "Take this lollipop", On devient la star d'une vidéo d'horreur ; en un clic, toutes nos infos sont utilisées pour nous faire croire qu'un serial killer vient à notre poursuite. Et là j'étais contente que mon adresse exacte ne soit pas accessible.
On devient l'obsession d'un hacker fou, transpirant et nerveux, qui nous surveille, effrayant ! Vous avez dit Big brother. On nous fait croire que quelqu'un peut avoir accès à notre vie privée en quelques clic de souris, bondissant ainsi sur le côté émotionnel, la peur que toute notre vie exposée sur "Facebook" peut être utilisée à des fins perverses voire dangereuses.

Hormis le côté ludique de l'application, il est relativement angoissant d'imaginer qu'une personne dont les intentions ne sont pas innocentes puisse se renseigner sur nous.

Cette vidéo soulève un vrai sujet d'actualité, combien d'informations peut-on laisser transparaître sur le net, sur les réseaux sociaux ?
Est-ce qu'aujourd'hui cette expression de notre vie privée, qui devient alors publique, peut être utilisée contre nous ?

Imaginez combien il serait facile avec ce fichage de nos avis politiques, notre religion, notre relation amoureuse, notre attirance sexuelle, etc, de faire de ces infos un outil de délation, un outil de guerre de destruction massive.

Si Hitler avait eu Facebook comme instrument pendant la seconde guerre mondiale, il lui aurait été tellement facile de trouver les juifs, les homosexuels. Vos "amis" virtuels auraient pu envoyer vos infos directement à qui de droit, tranquillement assis depuis leur canapé, et sans que jamais vous ne le sachiez. Psychose ? peut- être.

Cette vidéo surfe sur la vague de exactement là où ça fait peur.

lundi 17 octobre 2011

Fais l'amour à mon piano

Dimanche soir, New morning.

J'ai eu la chance de gagner deux places pour le concert de Raphael Gualazzi, merci A NOUS PARIS.
Alors j'emmène ma copine pour lui faire découvrir cet artiste jazz que j'aime beaucoup.Ce jeune artiste italien a fait ses preuves lors de l'eurovision où il représentait l'Italie et évolue sur les ondes surtout depuis sa collaboration avec Gilles Peterson et son fameux Reality and fantasy.


L'ambiance est feutrée, presque intimiste, ses doigts glissent sur le piano et les sons jazzy vous donnent une soudaine envie de vous déhancher. Les paroles sont une ode à la femme, on aimerait être "his girl", "sua ragazza", sa muse pour qui il chante, celle qui lui donne cette énergie. Il bat la mesure avec ses pieds tellement fort que le sol vibre dans toute la salle. Ce garçon est une belle surprise, entouré de musiciens talentueux, ils enchaînent les rythmes de blues, de bossa nova, des reprises de Duke Ellington, Ray Charles, et ses compositions personnelles n'ont rien à envier aux plus grands. Le rythme est pêchu, il vous donne de la joie, celle de vivre, de commencer une belle journée, de finir la nuit en beauté. Il aime son piano, son public, la musique, les musiciens s'éclatent et on vibre avec eux. Il fait l'amour à son piano.

Et bien moi j'aurais bien aimé être son piano.

C'est la lutte...

Dimanche 16 Octobre, il est temps pour les candidats du PS de sceller leur destin.
Ailleurs, dans un petit coin perdu de.... (disque qui rippe, rembobinage...)
Bercy, 15h, Je chausse mes baskets, j'enfile mon jogging, il fait beau, et je rejoins une quinzaine de personnes prêtes à relever les défis des coachs sportifs de urban challenge. Des anciens militaires, pompiers, et grands sportifs, tous prêts à vous faire endurer ce qu'ils ont vécu dans leur entraînement professionnel, on appelle ça de la vengeance, oui mais qu'est ce que c'est bon.
Hercules n'a qu'à bien se tenir.
Ca s'appelle les 12 travaux d'Hercules et ça se passe une fois par mois dans le parc de Bercy, en dehors des cours habituels qu'ils octroient dans plusieurs parcs de la capitale, presque tous les jours.

D'abord on fait des équipes de quatre, dans mon équipe on était trois (ouais ça fout la rage de partir déjà perdant). L'ambiance est vraiment chouette, bon enfant, les différentes épreuves se succèdent, lutte, pompes, équilibre, corde à sauter, course de serveurs, gainage, poids, etc. Aucun muscle n'a été épargné, mais surtout on s'amuse, on n'a pas l'impression de faire du sport, les entraîneurs sont vraiment joviaux, et les participants très sympathiques.
Un avant-goût de Koh Lanta ou de simple réminiscences enfantines, on se rappelle au bon vieux plaisir du jeu et de la compétition.
Cétait un très bel après midi, Je vous conseille fortement d'essayer surtout si vous aimez faire du sport en plein air et relever les challenges de ces coachs, et être avec d'autres férus de sports, ça motive.


http://www.urban-challenge.fr/

Homo Erectus, la femme est, et restera.

Samedi soir, Paris.

Je reçois une invitation d'un de mes amis qui m'intrigue, Venez avec vos anciens amants pour les recycler. Le mot d'ordre est donné, mais ces amants ne sont pas pour moi. Bienvenu dans la sphère intello des nuits parisiennes homosexuelles.

Talons, collants trompe-l'oeil qui ressemblent à des porte-jaretelles, j'embarque deux copines avec moi. On arrive dans une salle remplie d'hommes, ravis de nous voir débarquer. Mes collants font sensation, "j'adoooooooore tes collants, tu es très sexy". Et bien moi j'adooooore les compliments d'où qu'ils viennent.

La décoration de l'appartement est raffinée, le buffet délicieux, et la compagnie charmante, le champagne coule à flot et ma coupe ne s'est pas désemplit de la soirée.
Tout le monde veut te connaitre, les hommes sont plus gentleman les uns que le autres : "je peux te servir à boire" par-ci, "tu te sens bien?" par-là, et ils n'attendent rien en retour qu'un trait d'humour, un brin de conversation. Quel Fraîcheur !
Je m'éclate, et ma curiosité prend le dessus.

Heema en mode conférence collégiale.
Comment reconnait-on un homme passif ou actif, personne n'est avare de réponses.
"Des fois on ne le sait pas, alors on demande ou on s'adapte", généralement ça se voit. Chez les hétéros aussi vous avez ça, toi par exemple avec tes collants tu fais cavalière, alors on se dit que tu es active.
Je ne peux pas m'empêcher de répondre : Oui, mais pour "nous" quand un homme est passif, on dit qu'il est fainéant, puis on parle de dominant/dominé chez les hétéros.

Les conversations vont bon train, je me régale que toutes mes curiosités bien avouées trouvent quelques réponses. Un me dit qu'il connait même des couples hétéros qui échangent les rôles (la femme deviendrait très active), je vous passe les détails graphiques, je soupçonne qu'il ne parle que depuis ce fantasme universo-gay qu'en chaque homme sommeille un homo en puissance.

Les homos aiment les femmes, ils sont fascinés, ils ont un grand plaisir à nous inonder de compliments, à nous trouver gracieuses, belles, sexy, à trouver dommage que mes collants ne soient mieux mis en valeur dans une salle remplie d'hétéros.

Soit rien de nouveau dans cette relation, mais on peut voir que même si les sexualités divergent, l'homme et la femme maintiennent toujours une relation de fascination, de plaisir d'être ensemble, la beauté est appréciée. Moi je dis, This is Priceless.

jeudi 13 octobre 2011

D'abord on mange, après on boit.

Le mouvement social du 11 octobre 2011, a été peu suivi.

14h, Place de la République, Il est l'heure de manger.
A peine sortie du métro, on peut déjà sentir les saucisses grillées. Il y a surtout des lycéens pour qui cette manifestation semble être une excuse pour faire l'école buissonière.
Le défilé commence, tout est mélangé, il n'y a aucun message clair qui se distingue. On a les sans-papiers, les lycéens, les syndicats qui se plaignent, mais on n'est pas tellement sûr de quoi.

Les slogans n'ont pas changé depuis 70 ans, c'est la lutte finale.

La CGT est sponsorisée par Havana club, et les mojitos coulent à flots, on est bien loin du mouvement des indignés dans le reste du monde. On a l'impression d'être témoin du même et énième défilé de plaintes habituelles des français, je dis dommage.

Par contre, j'ai retrouvé Julien, candidat malchanceux du programme l'amour est aveugle.









mardi 11 octobre 2011

You will meet a tall and dark stranger. IN PARIS.

Ce titre du film de Woody Allen rappelle incontestablement ce que chaque femme et homme veut entendre. Oui je vous le dit vous allez rencontrer un bel et sombre étranger, grand, beau. Bientôt.
On estime aujourd'hui à 4 millions de personnes le nombre de célibataires en Ile-de-France, ça c'est pour les chiffres de désolation générale. Maintenant place à un peu d'optimisme.
J'ai eu quelques conversations intéressantes avec des amies à moi, qui ne sont pas d'origine française, et qui ont donc un regard un peu plus novateur sur notre belle ville de Paris. Une de mes amies vient du Venezuela, et après avoir vu "Midnight in Paris", elle m'a dit mais c'est tellement facile de tomber amoureux à Paris, je lui ai dit, ben dis ça aux 4 millions de célibataires. Elle m'a alors répondu, c'est qu'ils ne sortent pas assez.
Et bien d'accord Gisell, challenge retenu.
Je vais rencontrer un bel et sombre inconnu, en fait plusieurs même. je vais parcourir Paris, et interviewer un petit peu ces beaux et sombres inconnus pour en savoir un peu plus sur la situation amoureuse des parisiens. Mais que veulent les hommes dans cette ville?
Je vais me renseigner. J'enfile mon trench de détective, genre incognito mais quand même fashion, faut pas abuser non plus, autant en tirer le meilleur parti. Je suis curieuse de savoir comment les hommes d'aujourd'hui perçoivent les femmes et les relations amoureuses.
En route, restez connecté, je posterai à chaque nouvelle interview, essayons de percer ce mystère.
Un guide pour les célibataires à Paris.